28/07/2013

Nuit Fauve ≠ @ Blois 26.07.2013 (2)


Ma première rencontre avec Fauve , c'était une chronique du Monde. C'est surtout le style de rédacteur qui m'a d'abord frappée. Puis ce qu'il y racontait. Une ambiance. Une expérience. J'écoute les premières secondes de Sainte Anne, et c'est comme si c'était moi qui parlait. Petite parisienne en mal de vivre. Qui déteste cette ville, et qui, pourtant, ne peut pas vivre ailleurs.



J'avais peur d'être déçue de Fauve ≠ en live. Peur de ne pas ressentir cette émotion que je ressens à chaque écoute des morceaux.







L'émotion fut, au contraire, décuplée.






Le chanteur, slameur, rappeur, conteur, parolier, appelez-le comme vous le souhaitez, c'est un petit mec. Croisé dans la rue quelques heures avant le concert. Un peu en retrait, peut-être timide, introverti, à première vue. Sur scène, c'est autre chose. Un félin. Qui crache sa rage contre la vie, sa révolte et ses espoirs. Hyperactif, il est comme possédé. Il te balance à la gueule les mots qui te touchent depuis des mois. Et c'est comme si tu les redécouvrais.Paris, ça s'écrit pas P.A.R.I.S mais M.E.R.D.E, docteur. Ouais, tu prends encore plus conscience de tout ce que tu détestes. Paris, et ton pays aussi, que pourtant t'aimes à la folie. Parce qu'il est plein de cons et que de toute façon, toi aussi tu en fais parti.
Dans le public de Fauve , ça sue, ça hurle, ça encule le blizzard bien profond. La foule est portée par un même élan. L'odeur de beuh n'est plus une gène, t'exorcises tes démons en même temps que des centaines de personnes. Les paroles prennent tous leurs sens. Et étrangement, après cette avalanche d'émotions, de doigts d'honneur à ce putain de blizzard, on est plus qu'heureux, vidé de toute amertume.


C'était ma première Nuit Fauve 

Haut les ♥

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